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ADMINISTRATION FINANCIERE : installation d’un cadre de l’ANAQ

ADMINISTRATION FINANCIERE : installation d’un cadre de l’ANAQ

Le SE prodigue des conseils à l’agent comptable confirmée

Ce jeudi 13 mars 2020, Pr Kabiné OULARE, Secrétaire Exécutif de l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité a officiellement installé dans ses fonctions l’agent comptable confirmé de son institution. Mme LOUA née Mahawa Bangoura était intérimaire à ce poste depuis avril 2019. Son arrêté de confirmation est signé du Ministre de l’Economie et des Finances le 11 mars dernier.

Deux inspecteurs financiers ont supervisé la cérémonie d’installation au siège de l’ANAQ. Sous l’autorité de l’ordonnateur, Mahawa Bangoura est en charge « des opérations de dépenses et de trésorerie ainsi que de mobilisation et d’encaissement de recettes » de l’ANAQ a précisé le chef de mission Mr Isac Honémou. Ce dernier a par ailleurs conseillé à l’institution d’évaluation, l’élaboration de son  manuel de procédure de gestion administrative, financière et comptable.

En présence de ses collègues mobilisés Mahawa Bangoura a confié: « je suis heureuse de travailler au sein de cette institution et me sens dans mon milieu. Je me sens rassurer en travaillant avec une équipe de jeunes et un manager formidable ».

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AUTOÉVALUATION DES PROGRAMMES : rapport du suivi des activités

AUTOEVALUATION DES PROGRAMMES : rapport du suivi des activités

Une équipe de la mission de suivi à l’université de N’Zérékoré (Photo ANAQ)

Le processus d’autoévaluation des programmes a été lancé par l’ANAQ le 4 décembre 2019. Il  prendra fin le 15 avril 2020 à 16 H. soixante-dix-huit (78) programmes sont soumis par 22 établissements d’enseignement supérieur. Pour s’assurer du bon déroulement des activités, des missions de suivi de l’ANAQ se sont rendues dans les établissements impliqués de la capitale et de l’intérieur du pays.  

Au terme des rencontres avec les responsables académiques de chaque université, institut ou école supérieure, le rapport de mission relève par endroit du « retard dans le processus ». il note par ailleurs,  « la méconnaissance, par certains acteurs, des outils, guides et procédures d’évaluation de l’ANAQ » et l’inexistence des « Cellules Internes d’Assurance Qualités ».

Pour remédier à ces insuffisances, le rapport recommande :

  • la poursuite des formations et de sensibilisations dans les établissements concernés ;
  • le suivi rapproché des activités d’autoévaluation ;
  • la vulgarisation des textes règlementaires.

Le processus d’autoévaluation des programmes consiste à : “renseigner tous les standards ; faire l’analyse SWOT (forces, faiblesses, opportunités et menaces) ; élaborer un plan de remédiation et rédiger le rapport en y joignant les annexes”.

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Le 08 mars à l’ANAQ

Le 08 mars à l’ANAQ

Six des sept membres du personnel féminin de l’ANAQ autour du SE / Photo ANAQ

25 ans après la tenue à Pékin de la plus importante conférence sur les droits des femmes, le monde célèbre cette année la journée de la femme sous le signe de l’égalité. Je suis de la Génération Égalité : levez-vous pour les droits des femmes’’ est le nouveau slogan. Partout, la lutte pour l’autonomisation et l’obtention des droits égalitaires est menée.

Au siège de l’Autorité Nationale d’assurance Qualité, le secrétaire exécutif a marqué la célébration du 08 mars en réitéré son engagement pour la promotion des femmes. Elles constituent 28% du personnel de l’ANAQ.

Après le cocktail de solidarité offert à tous, certaines collègues livrent leurs pensées sur le sens du 08 mars et la valeur de la femme.

Saranou Kaba, comptable

« Au-delà de l’émotion festive, le 08 mars symbolise la dignité de la femme. La lutte pour nos droits inaliénables se mène tous les jours. A l’ANAQ, nous sommes libres, épanouies et travailleuses ».

Yarie Touré, Cheffe Cellule 

« Vie, amour, force et espérance caractérisent la femme. Nous sommes les roses. Que les femmes s’affirment pour le meilleur du monde »

Houleymatou DIALLO, assistante de direction

« La femme est le centre de gravité de l’humanité. Elle magnifie et agrémente la vie ».

Dénise Haba, assistante du SE

« La marque la plus sûre de la civilisation serait l’admission de la femme à l’égalité parfaite ».

Vive la femme !

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INDIGO: un projet d’envergure de l’enseignement supérieur guinéen

INDIGO: un projet d’envergure de l’enseignement supérieur guinéen

L’Union européenne accompagne la qualification de la gouvernance dans les universités guinéennes. Un projet de trois ans est lancé à Paris en présence des partenaires européens et guinéens. La démarche est collaborative.

Du 10 au 14 février 2020, le Projet Internationalisation et Développement des Indicateurs pour une meilleure Gouvernance (INDIGO) de l’Enseignement Supérieur guinéen est lancé à Paris. Il a regroupe trois universités guinéennes (Gamal Abdel NASSER, Général Lansana CONTE de Sonfonia et Kofi Annan de Guinée), le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, l’ANAQ et deux universités européennes.

L’Objectif principal de ce projet de trois ans est de soutenir la modernisation des universités guinéennes en les accompagnant dans une transformation structurelle en matière de gouvernance et de démarche qualité, à travers la définition et la construction de leur projet d’établissement. Il est financé par le programme Erasmus+ de l’Union Européenne pour de 673 108 . INDIGO est piloté par l’Université de Paris 1, Panthéon-Sorbonne.

Au lancement, Mme Annie SORIOT, directrice des relations internationales de l’Université de Paris 1, panthéon-Sorbonne a déclaré que : « nous avons tous à apprendre mutuellement de nos expériences au cours de ce projet » et plusieurs ateliers en présentiel et virtuel sont prévus dans l’agenda du projet.

Durant le cycle du projet, les thèmes ci-dessous seront traités :

  • la préparation et la recherche de l’état des lieux sur la démarche qualité et la définition d’un projet d’établissement ;
  • la production de plan d’action pour la définition de projets d’établissement ;
  • le renforcement des compétences des personnels des autorités publiques et des universités en matière d’assurance qualité et la planification de projets d’établissement ;
  • la restitution et formation à l’échelle locale pour la communauté universitaire en vue du renforcement de l’appropriation projet ;
  •  le pilotage de la mise en œuvre des plans d’action et du projet d’établissement ;
  • le contrôle de la qualité du projet ;
  • la diffusion et l’exploitation des résultats ;
  • la gestion du projet.

Le secrétaire général  du MERS, Binko Mady Toure a espoir que le projet INDIGO favorise la mise en place des indicateurs de performance et change les méthodes de travail dans les établissements. « Tous nos dirigeants universitaires seront formés à la gestion académique et administrative » précise-t-il.

Pour le secrétaire exécutif de l’ANAQ Pr Kabiné Oularé,  le travail à accomplir est avant tout pédagogique. « Nous allons élaborer un questionnaire, une fiche d’enquête et partager avec toutes les institutions partenaires du projet. Les données vont servir à bâtir les projets d’établissement » conclu Pr Oularé.

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ANAQ : des prix distinctifs décernés aux meilleurs agents

ANAQ : des prix distinctifs décernés aux meilleurs agents

L’année 2019 s’est terminée en apothéose à l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité dans l’enseignement, la formation et la recherche. Satisfait du bilan des activités menées, le Secrétaire Exécutif Prof Kabiné Oularé a réuni son personnel pour saluer vigoureusement l’œuvre commune réalisée et distinguer les agents qui se sont illustrés à la tâche.

Sur la base d’une consultation ouverte, trois agents évaluateurs et une comptable ont fait l’unanimité. Au titre du personnel appartenant au cœur de métier de l’ANAQ, les agents évaluateurs distingués sont, par ordre de mérite : Moussa Fantagbè Kourouma, Mamadou Moussa Doumbouya et Amadou Oury Barry. Pour l’encadrement et le personnel d’appui,  Mlle Saranou Kaba a été récompensée pour son dévouement remarquable au travail. Ces quatre membres du personnel interne (24 au total) deviennent ainsi les premiers à bénéficier d’un satisfecit et de voir leurs noms affichés au tableau d’honneur de l’organisme d’évaluation de la qualité de l’éducation en Guinée.

«Heureuse», la seule femme du groupe nous a confié sa « fierté et sa volonté à persévérer dans le travail ». Ce sentiment est partagé par les autres champions de l’année 2019. Tous dédient leur distinction à l’ensemble du personnel.

« C’est très objectif. Tous sont méritants » commente Prof Oularé. En chef d’équipe, le Secrétaire Exécutif est revenu sur les valeurs éthiques et professionnelles qui doivent caractériser chaque employé de l’ANAQ. « Nous devons montrer l’exemple dans l’atteinte de l’excellence dont nous sommes promoteurs » ajoute le Professeur.

Un Gâteau, deux bougies et trois bouteilles de champagne non alcoolisé ont servi de bouquet final à cette conviviale première cérémonie de récompense interne à l’ANAQ.

En 2020, de grands défis attendent l’institution. Il s’agit notamment de finaliser le processus d’autoévaluation en cours pour 79 programmes ; faire intervenir les évaluateurs externes et rendre public l’avis du Conseil Scientifique sur l’accréditation ou pas de chaque programme soumis. Ensuite la deuxième campagne « à grande échelle » de l’évaluation  des programmes sera lancée. Entre deux saisons, des séances de sensibilisations sont prévues. Aussi, l’ANAQ va poursuivre sa quête de matériels logistiques « pour plus de résultats » promet le Secrétaire Exécutif.

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EVALUATION DES PROGRAMMES : l’ANAQ lance le processus

EVALUATION DES PROGRAMMES : l’ANAQ lance le processus

L’accréditation des programmes est devenue une exige pour les universités, instituts et écoles techniques de Guinée. Avec la création de l’ANAQ, tous les programmes d’enseignement, de formation et de recherche seront passés au crible. Plus de 800 programmes sont visés. Depuis le 4 décembre 2019, les autoévaluations ont commencé pour la première cohorte de candidats.

50 programmes étaient attendus, mais 61 ont répondu à l’appel. L’Autorité Nationale d’Assurance qualité dans l’enseignement, la formation et la Recherche (ANAQ) peut bien se frotter les mains. Son premier appel national à évaluation des programmes pour accréditation est couronné de succès. Le système éducatif guinéen rentre ainsi de plein pieds dans la culture qualité. Le 4 décembre 2019, le secrétaire exécutif  de l’ANAQ Prof  Kabiné Oularé était heureux de rencontrer les représentants des établissements candidats á l’accréditation de leurs programmes. Les échanges ont lieu sous une tente placée sur du garnit concassé dans l’enceinte du siège de l’ANAQ. Un cadre de communication conviviale et détendu á une période de chaleur étouffante à Conakry.

L’entretien se fait en deux temps. Un discours d’entrée du maitre de séance et les questions des invités sur les procédures qui mènent aux résultats finals de l’évaluation.

Résultats de l’appel à candidature

« Nous avons lancé notre appel à manifestation d’intérêt partout  et sur tous les supports possibles depuis le 1er octobre » introduit le secrétaire exécutif de l’ANAQ.  Les candidatures reçues en majorité sous format électronique révèlent « la participation de dix (10) institutions privées pour 39 programmes reçus, et de six (6) établissements publics avec 22 programmes» ajoute Prof Oularé. Sur les conditions de réceptions et de traitement des candidatures, il souligne que deux candidatures ont été renvoyées pour « défaut de document d’autorisation et de preuve de sortie d’une promotion ». Pour sa première campagne d’accréditions, L’ANAQ retient 61 programmes à évaluer.

Dans l’ensemble les programmes soumis sont de niveau licence à l’exception de deux BTS.

L’Université privée Koffi Anan de Guinée (UKAG) est l’établissement qui a le plus présenté de programmes : 10 au total. Le représentent de cette université en banlieue de la capitale relèvera que l’UKAG s’est inscrite dans la culture qualité bien avant la création de l’ANAQ en 2017. « L’école se lance le pari de faire accréditer tous ses programmes enseignés dans trois ans». L’Université s’est faite remarquer  en participant déjà à l’évaluation pilote de l’ANAQ en 2019. l’UKAG avait eu deux programmes sur les cinq accrédités par l’ANAQ.    

Les autoévaluations

Dans le processus d’évaluation, la première étape qui suit la réception des dossiers est l’autoévaluation. Elle est menée à l’interne par les établissements selon les référentiels de l’ANAQ. L’autoévaluation s’étend sur quatre mois. Elle aboutit à  la présentation d’un rapport pour chaque programme engagé. La date limite de la réception des rapports est fixée au 4 mars 2020. La rencontre entre l’ANAQ et les représentants des seize (16) établissement qui ont présenté des programmes à accréditer marque le coup d’envoi de l’autoévaluation 2019-2020.  Pour franchir avec succès la phase d’autoévaluation, Le Secrétaire Exécutif de l’ANAQ conseil aux établissements de réunir certains conditions essentielles.

Il y a la « mise en place d’un comité ad hoc de pilotage pour chaque programme et la création dans chaque établissement de Cellule Interne d’Assurance Qualité ». Ces deux organes placés sous la supervision du recteur ou du fondateur assurent le pilotage et la coordination de la démarche qualité au sein des institutions. Le premier organe dure le temps de l’autoévaluation, mais le second est permanent.

Dans ses explications méthodiques,  Prof Oularé a soutenu que l’autoévaluation se fait avec les acteurs du programme. « Son objectif est d’identifier les imperfections du programme afin de les améliorer». L’autoévaluation se fait sur la base de l’analyse des points forts et points faibles de l’établissement,  les opportunités et les menaces qui se profilent.

Les 16 et 21 décembre 2019, l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité de Guinée a organisé dans ses locaux des modules de formation pratique pour  outiller les établissements candidats à bien conduire le processus d’autoévaluation.

« Les évaluations coûtent très Cher »

Pour chaque programme à évaluer, l’établissement candidat doit verser la somme de  15 millions de francs guinéens à la caisse de l’ANAQ. Selon le manuel de procédure de l’organisme d’évaluation de la qualité de l’enseignement et de la formation, il s’agit d’un partage de charge financière entre l’État et les écoles. En réponse aux nombreuses questions soulevées par ses hôtes du jour, Prof Oularé n’est pas passé par le dos de la cuillère. Il a coupé court : « les évaluations coûtent très cher ». L’ANAQ ne peut donc pas supporter seule les charges. La Guinée compte environ 800 programmes d’enseignement supérieur et de formation technique. Le défi est de les évaluer tous au mieux dans trois ans, au plus dans cinq ans. Après l’étape de l’autoévaluation, « nous mobiliserons un minimum de trois experts recrutés sur le plan national ou international. Ce sont eux qui procèdent à l’évaluation externe des programmes selon leur compétence. Aucun expert n’est rémunéré en dessous de 1000 euros soit 10 millions de francs guinéens » explique le patron de l’ANAQ. Et comme pour lancer un défi aux six universités publiques qui participent à la campagne, il ajoute : « toutes les universités privées se sont acquittées de cette obligation financière et par programme» à ce jour.

Tout est clairement dit pour permettre à chaque acteur d’avancer dans le processus d’assurance qualité en Guinée.

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Mali: l’ANAQ soutien l’AMAQ – SUP

La culture qualité se développe en Afrique de l’Ouest francophone. Après le Sénégal, la Guinée, le Niger, le Mali s’est résolument engagé dans le processus au niveau de l’Enseignement supérieur. Ce pays voisin organise depuis le 18 décembre 2019, une conférence de sensibilisation sur l’assurance qualité. La rencontre a lieu au campus universitaire de Kabala non loin de Bamako. Le Secrétaire Exécutif de l’ANAQ fait partie des invités prestiges à ce rendez – vous de deux jours. Dans un message électronique envoyé depuis Kabala, Pr Kabiné Oularé qualifie la conférence de “très belle sortie scientifique”. L’expérience guinéenne est brillamment partagée auprès des universitaires maliens.   

La mise en place de l’Agence Malienne d’Assurance Qualité de l’enseignement supérieur (AMAQ – SUP), conforte la tendance prise par les États de la sous-région de promouvoir l’excellence dans les cursus de formation. Pour y arriver, l’évaluations des établissements et des programmes par des structures autonomes reste un passage obligé.

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Assurance qualité : La sensibilisation continue

Assurance qualité : La sensibilisation continue

Le processus de renforcement de capacité des cadres des établissements d’enseignement supérieur et de formation professionnelle se poursuit. Lundi 25 novembre 2019, le troisième atelier de démultiplication en assurance qualité a été lancé. Le siège de l’ANAQ dans la commune Ratoma à Conakry sert de cadre à cette rencontre. Une trentaine de participants venus des institutions de l’intérieur du pays et de la capitale suivent cette formation. Elle est animée par Pr Kabiné Oularé de Guinée et Mme Oulimata Sarr du Sénégal. 

L’enjeu principal de cet atelier de trois (3) jours est la sensibilisation des responsables académiques sur le processus d’assurance académique. Établir une cartographie des processus de transformation anime les réflexions.  Selon les experts, il est impérieux que les établissements s’améliorent en respectant le cycle de planification, du faire, du contrôle et de l’action connu sous le nom de ‘’la roue de Deming’’. Pour une amélioration continue de la qualité de la formation, « la mise en place des normes est essentielle » souligne le secrétaire Exécutif de  l’ANAQ Prof Kabiné Oularé. Les établissements sont encouragés à promouvoir un système de management de qualité impliquant la rétroaction.

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ASSURANCE QUALITE : les vices recteurs et directeurs adjoints sensibilisés

ASSURANCE QUALITE : les vices recteurs et directeurs adjoints sensibilisés

La spirale assurance qualité touche davantage les universités et les centres de formation professionnelle de la Guinée. Du 09 au 12 septembre 2019, cinquante vice-recteurs, directeurs généraux adjoints et personnel de l’ANAQ ont enrichi leur connaissance en assurance qualité ainsi qu’à ses enjeux pour le pays et le continent.

L’atelier d’échanges d’expériences de Conakry est qualifié ‘’de haut niveau’’ par le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Cette session de formation est organisée par l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ) en collaboration avec l’Association des Universités Africaines (AUA). C’est la première intervention de l’AUA en Guinée après 52 ans d’existence.

Face aux responsables académiques de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle du pays, l’institution africaine a orienté la réflexion sur les grands axes du projet de formation étudiant de l’Union Africaine : ‘’Tuning Africa’’. Ainsi, des questions sur le model d’étudiant africain à former, les curculats, les programmes et les palettes de compétences en rapport avec les besoins locaux de développement ont suscité un réel intérêt.

Pour répondre aux enjeux actuels, la nécessité d’améliorer la gouvernance universitaire est soutenue par tous les participants.

En Guinée, un cycle d’évaluation pour l’habilitation des institutions et l’accréditation des programmes commence. A partir des référentiels partagés, l’ANAQ insuffle la culture d’excellence avec une approche intégrée.  Après l’engagement des recteurs et directeurs généraux lors d’un premier atelier organisé en juillet dernier, les vices recteurs et DGA sont associés au processus d’assurance qualité et sont outillés en technique d’installation et d’opérationnalisation des cellules internes d’assurance qualité dans leurs établissements respectifs. “Vous êtes la main armée du recteur pour mettre en pratique ses politiques’’ explique aux participants Prof Kabiné Oularé, secrétaire exécutif de l’ANAQ.

S’inscrivant dans la modernité, Pr Oularé compte dématérialiser le processus d’évaluation des programmes et des institutions avec la mise en place d’une plateforme. Dès le 1er octobre 2019, l’évaluation de 50 programmes est annoncée.

Le pays compte près de 800 programmes. Ils seront évalués dans les trois à cinq prochaines années. Les institutions d’enseignement supérieur et centres de formation technique sont encouragés et préparés à participer au relèvement de ce défi national qui consiste à promouvoir la culture d’excellence dans les établissements. C’est le principal objectif de l’organisation des deux ateliers de formation et de sensibilisation en assurance qualité des décideurs académiques avant la rentrée.

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« L’assurance qualité n’est pas une ponctualité. Elle se fait dans la continuité » Prof Pape Gueye du Sénégal

« L’assurance qualité n’est pas une ponctualité. Elle se fait dans la continuité » Prof Pape Gueye du Sénégal 

Du 29 au 31 juillet 2019, Conakry a été la capitale africaine de l’assurance qualité de l’espace francophone. Le premier atelier de sensibilisation des responsables académiques organisé par l’ANAQ Guinée a mobilisé l’expertise internationale. De grand noms de l’assurance qualité dans l’enseignement, la formation et la recherche du CAMES, et de certains pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre étaient présents. Dans un entretien exclusif, le Prof Pape Gueye secrétaire exécutif et fondateur de l’autorité nationale d’assurance qualité du Sénégal nous livre son expérience et partage ses espoirs pour le développement de la culture de l’excellence dans le système éducatif africain.

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 ANAQ

Quel est votre parcours dans le processus de l’assurance qualité ?

Pape Gueye

Je dois dire que j’ai suivi mes premiers cours en 2005 comme auditeur avec une canadienne venant de Laval. Elle nous a donné les premiers rudiments de l’assurance qualité au niveau de l’enseignement supérieur. J’ai ensuite suivi le cours de l’institut international de planification et de l’éducation. Ce fut une innovation pour organiser nos manières de faire   dans l’enseignement supérieur. Professeur à l’université Cheick Anta Diop de Dakar, je suis devenu conseiller technique au Ministère de l’enseignement supérieur de l’éducation et j’ai continué à suivre des formations et à faire des restitutions jusqu’à ce que je sois capable de mettre en place la première agence francophone d’Afrique.

J’ai eu à accompagner beaucoup d’autres pays dont la Guinée par sélection d’un projet de la Banque mondiale. J’accompagne également le Mali, le Niger etc. Je viens de terminer mon deuxième et derniers mandat à la tète de l’ANAQ-Sup Sénégal.

ANAQ

Professeur, la démarche assurance qualité est porteuse d’espoirs. De nombreux changements qualitatifs sont attendus. Est- ce que les espérances suscitées peuvent être combler au vu des réalités de nos pays ?

Pape Gueye

Oui oui, si nous avons adopté la démarche assurance qualité, c’est par ce qu’elle a montré ses bénéfices ailleurs et elle continue de montrer ses bénéfices. Seulement, l’assurance qualité qui va impacter en termes de finalité l’amélioration des pratiques au niveau de l’enseignement, des méthodes de l’organisation, de la gouvernance des institutions, peaufiner la qualité des diplômes doit in fine se faire dans la durée.

Ici à Conakry, nous avons beaucoup parlé de la nécessité du changement et de son l’impact. L’assurance qualité consiste avant tout de savoir que les vieilles pratiques ne peuvent pas nous donner des résultats que nous espérons.

Nous constatons que le niveau du système est entrain de baisser. Que faire ?

En répondant à cette question, intervient la démarche qualité en terme de nouvelles pratiques, de nouveaux procédés et de nouvelles attitudes.  J’ai présenté par exemple les effets positifs de l’assurance qualité au Sénégal.  Que ce soit en termes de gouvernance, ou de système d’information des étudiants et de niveau d’engagement des gouvernants ou encore de système d’enseignement (LMD), par rapport à la professionnalisation, etc. Tout cela permet de constater déjà qu’au Sénégal, depuis 6 ans il y a des effets positifs. Mais ces effets positifs n’impacteront véritablement que dans la durée. Ce n’est pas maintenant. Pour les résultats, on sent concrètement que nous sommes devenus efficaces, transparents, compris et compréhensibles. C’est-à-dire l’adhésion est renforcée, accélérée. Parce que les gens constatent que ce sont les meilleures pratiques qui sont là.

ANAQ

Le miracle sénégalais est il possible en Guinée ?

Pape Gueye 

Ce n’est pas un miracle. La Guinée vient de découvrir le système. Elle l’a installé, elle a fait un grand pas. Il y a des pays qui ont commencé avant la Guinée qui n’ont pas leurs agences fonctionnelles. Or l’ANAQ Guinée est fonctionnelle. La preuve est l’organisation de cet l’atelier de trois jours. L’ANAQ a réuni des experts venus de l’Europe et d’Afrique, cela est un indicateur de la réussite. Une réussite également pour toute la communauté universitaire guinéenne et de l’enseignement technique. Mais l’ANAQ a une mission qui est complexe, c’est d’amener cette communauté à adhérer au processus du changement. A comprendre qu’il y a la nécessité à changer, il y a la nécessite d’améliorer ce que nous faisons. Le processus de l’assurance qualité est l’amélioration continue.

ANAQ

Professeur, quand on arrive à ce niveau, qu’est-ce qu’il faut éviter pour ne pas que la tendance baisse ?

Pape Gueye 

Deming a théorisé cela a travers une roue : faire, pratiquer, améliorer, évaluer etc. Cette image dit bien qu’il faut que le niveau de qualité soit calé. Ce n’est possible que quand on comprend que l’activité doit être continue. Ce n’est pas quelque chose de temporel, de ponctuel. L’assurance qualité n’est pas une ponctualité. Elle se fait dans la continuité, dans la durée. Il faut l’installer dans les pratiques de tous les jours. Dans les attitudes institutionnelles, elle doit être une culture, à la fois institutionnelle et académique.

ANAQ

A titre personnel, quels sont vos prochains défis professeur ?

Pape Gueye 

Le défi fondamental, est de continuer la mise en place des autorités nationales d’assurance qualité dans nos pays. La synergie crée permettra de partager les bonnes pratiques et d’aller vers un système où l’amélioration est perceptible et acceptée.

Par exemple au Sénégal aujourd’hui, le parent, l‘étudiant, regarde les diplômes d’abord avant de s’inscrire et se pose des questions : est-ce après la formation je pourrai trouver du travail ? Est-ce que le diplôme est accrédité ? Est ce que l’établissement est habilité ? Est-ce que l’ANAQ-SUP l’a évalué ?

C’est une nouvelle culture qui est entrain d’émerger au Sénégal parce que les parents ont senti que le bénéfice du diplôme ne peut pas se réaliser si les conditions de l’assurance qualité ne sont pas réunies.

ANAQ

Professeur merci pour cette interview !

Pape Gueye 

C’est moi qui vous remercie.

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