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ParAboubacar CAMARA

EVALUATION EXTERNE 2021 : “NOUS AVONS INNOVE EN INSTAURANT LE NUMERIQUE”

L’évaluation externe des programmes et des institutions tire à sa fin. Cette phase du processus est déclenchée depuis le 21 juin 2021. La campagne a touché toutes les régions administratives du pays à l’exception de N’Zérékoré où aucune candidature d’accréditation ni d’habilitation n’a été enregistrée.   

Ailleurs dans les différentes institutions la présence des experts évaluateurs  guinéens, sénégalais et marocains suscitent un engouement pour la qualité. « Nous apprécions hautement ces évaluations de l’ANAQ. Elles nous permettent de nous connaître nous-même. La qualité est notre raison d’être » explique le Directeur Général de l’Institut Supérieur Vétérinaire et Agronomique de Faranah, Prof Sara Bailo Diallo. Pour la première fois, l’ISAV de Faranah a soumis quatre (4) rapports d’autoévaluation de ses programmes.

Progressivement, les établissements comprennent la nécessite de passer par l’évaluations pour s’améliorer. « L’évaluations permet d’identifier les points faibles en vue de les transformer en objectifs pour la qualification de l’enseignement » résume un enseignant chercheur. A l’université de Labé, le recteur Mamadou Gongorè Diallo  attend les recommandations issues de l’évaluations de ses huit (8) programmes pour amorcer la réalisation de son rêve : « faire de Labé un pôle d’excellence ».

Cette perception de l’évaluation est partagée presque partout où les experts externes se sont rendus. Des salles de classes aux champs d’application des étudiants et des sites de stages aux laboratoires, tout est passé au peigne fin. Des échanges directs ont lieu avec les étudiants et les encadreurs pédagogiques. A la fin de l’évaluation externe des programmes MIAGE des  universités Amadou Dieng et la Source, Prof Oumar Niang, un des évaluateurs venus de Sénégal a confié : « nous sommes très à laisse en évaluant les différents programmes.  Nous avons constaté que l’ANAQ  a fait un travail préparatoire très important avec l’ensemble des acteurs qui ont en charge l’assurance qualité  dans les établissements ».

Si ces appréciations confortent l’autorité nationale d’assurance qualité dans sa stratégie de promotion, le Secrétaire Exécutif lui trouve satisfaction ailleurs. « Nous avons innové en instaurant le numérique. C’est un grand challenge de pouvoir travailler entièrement sur le digitale. Cela nous a énormément raccourci les tâches» se félicite Prof Kabiné Oularé.                                         

Cette année, l’ANAQ a mis en place une plateforme numérique sur laquelle les différents rapports sont déposés. Au total,  71 programmes sont évalués en vue de l’accréditation et 11 institutions ont postulé à l’habilitation.  

ParAboubacar CAMARA

Atelier consultatif : comment définir un projet d’établissement?

Dans le processus d’amélioration de la gouvernance des universités guinéennes, la définition concertée d’un plan de développement stratégique est une etqpe cruciale. Le projet structurel INDIGO (Internationalisation des indicateurs pour une meilleure gouvernance des institutions d’enseignement supérieur en Guinée) a organisé à Conakry du 15 au 17 juin 2021 une rencontre consultative de tous ses acteurs sur la définition d’un projet d’établissement.

Au cours des travaux qui se sont déroulés à l’Université Kofi Annan de Guinée, les questions de gouvernance, de pilotage institutionnel et de promotion de la démarche qualité ont été débattus entre partenaires et associés venus des d’Europe et de Guinée.

Les partenaires institutionnels que sont le ministère guinéen de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’autorité nationale d’assurance qualité, ont également pris part à ce chantier que la coordinatrice du Projet Annie Soriot  qualifie de « co-construction pour aboutir à quelques chose d’utile pour les étudiants, les chercheurs et la société civile ».

Sur la base des résultats de l’enquête menée par l’ANAQ, l’atelier consultatif recommande entre autre : « l’élargissement de l’élaboration des projets d’établissement aux autres institutions supérieures (9 institutions d’enseignement supérieur ont un plan d’établissement) ;  la mise en place des conseils d’administration (18% en ce moment) ; favoriser la mobilité des ressources ; …»

Le renforcement des capacités des acteurs est le credo du projet. Après l’atelier de Conakry, les échanges vont se poursuivre en octobre 2021 à l’université européenne Viadrina Francfort en Allemagne.

Le projet INDIGO a pour but de soutenir la modernisation des universités guinéennes en les accompagnant dans la définition et la construction de leur projet d’établissement. D’une durée de trois ans, le projet est porté et coordonné par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec deux autres universités européennes (Université de Liège et Université européenne Viadrina de Francfort-sur-l’Oder), trois universités guinéennes (Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry, Université Kofi Annan de Guinée), le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) et l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ). 13 autres partenaires guinéens et européens sont également associés au projet, dont huit universités guinéennes de l’interieur du pays, ainsi que l’Agence française de développement (AFD), l’Agence belge de développement (Enabel), le projet BoCEJ (Booster les Compétences pour l’Employabilité des Jeunes) de la Banque mondiale, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone.