L’éducation de qualité constitue aujourd’hui un levier essentiel du développement durable des nations. En Afrique, l’harmonisation des systèmes d’assurance qualité et d’accréditation s’impose comme une priorité stratégique pour renforcer la compétitivité, favoriser l’intégration continentale et encourager la mobilité académique.
C’est dans cette dynamique que l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique (ANAQ) s’inscrit depuis sa création en janvier 2017. Engagée dans la promotion de l’excellence académique en Guinée, l’institution poursuit ses efforts pour aligner ses pratiques sur les standards africains et internationaux.
Après une participation active au cycle HAQAA2 en 2022, l’ANAQ franchit une nouvelle étape décisive avec son engagement dans le processus d’autoévaluation du programme HAQAA3. Cette phase stratégique vise à dresser un état des lieux objectif des performances de l’institution, tout en identifiant les axes d’amélioration nécessaires à son évolution.
Adoptant une approche inclusive et participative, cette évaluation mobilise l’ensemble des parties prenantes. Elle permet non seulement de mesurer les acquis, mais aussi de consolider une culture de qualité fondée sur l’amélioration continue.
Pour le Pr Abdel Kader KEITA, Président du panel d’experts, cette visite de 72 heures n’est en rien une inspection répressive. Il s’agit d’un accompagnement vers la performance : « Nous ne sommes pas là pour faire la police. L’objectif est de scruter les points forts et les axes d’amélioration de l’ANAQ. La qualité est un processus continu. »

Les résultats de l’évaluation HAQAA3 mettent en évidence des progrès notables dans plusieurs domaines clés, notamment la gouvernance, l’évaluation, le système d’information et la communication.
Parmi les réalisations majeures :
404 programmes accrédités, soit 50,5 % ;
38 institutions d’enseignement supérieur habilitées (59,37 %) ;
Plus de 3 366 acteurs formés ;
15 experts étudiants recrutés.
Ces performances traduisent les efforts soutenus de l’ANAQ pour structurer et améliorer le système d’enseignement supérieur guinéen.
Le Pr Kabiné OULARE, Secrétaire Exécutif de l’ANAQ-Guinée, rappelle que cette « vérification sur site » intervient environ tous les cinq ans. Elle est le juge de paix attestant que la Guinée respecte les ASG-QA (Lignes directrices africaines pour l’assurance qualité).

Malgré ces avancées, certains défis persistent. Il s’agit notamment du suivi des recommandations issues des évaluations, de la mise en place d’un système d’information intégré performant, ainsi que de la consolidation des infrastructures institutionnelles.
Face à ces enjeux, l’ANAQ réaffirme son engagement en faveur de l’amélioration continue à travers la mise en œuvre de son plan de remédiation et le renforcement de ses perspectives de développement.
Un acteur central de la qualité en Afrique
Aujourd’hui, l’ANAQ se positionne comme un acteur incontournable de l’assurance qualité en Guinée. Son implication dans des réseaux africains tels que RAFANAQ, le CAMES témoigne de sa volonté de contribuer activement à la construction d’un espace africain de l’enseignement supérieur harmonisé, compétitif et de qualité.


À travers ses actions, l’ANAQ participe pleinement à la vision d’une Afrique intégrée, où l’éducation supérieure constitue un pilier du progrès socio-économique.
L’évaluation de l’ANAQ par l’harmonisation des systèmes d’assurance qualité et d’accréditation de cette année 2026, a pris 3 jours pendant lesquels, toutes les parties prenantes de l’Assurance Qualité guinéenne ont été soumises à la dite évalution.
le prochain rendez-vous est programmé après cinq années, pour la phase 4 de l’Harmonisation des systèmes d’assurance qualité et d’accréditation (HAQAA4).






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