Archives de l’auteur Service Communication

ParService Communication

ANAQ : des prix distinctifs décernés aux meilleurs agents

ANAQ : des prix distinctifs décernés aux meilleurs agents

L’année 2019 s’est terminée en apothéose à l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité dans l’enseignement, la formation et la recherche. Satisfait du bilan des activités menées, le Secrétaire Exécutif Prof Kabiné Oularé a réuni son personnel pour saluer vigoureusement l’œuvre commune réalisée et distinguer les agents qui se sont illustrés à la tâche.

Sur la base d’une consultation ouverte, trois agents évaluateurs et une comptable ont fait l’unanimité. Au titre du personnel appartenant au cœur de métier de l’ANAQ, les agents évaluateurs distingués sont, par ordre de mérite : Moussa Fantagbè Kourouma, Mamadou Moussa Doumbouya et Amadou Oury Barry. Pour l’encadrement et le personnel d’appui,  Mlle Saranou Kaba a été récompensée pour son dévouement remarquable au travail. Ces quatre membres du personnel interne (24 au total) deviennent ainsi les premiers à bénéficier d’un satisfecit et de voir leurs noms affichés au tableau d’honneur de l’organisme d’évaluation de la qualité de l’éducation en Guinée.

«Heureuse», la seule femme du groupe nous a confié sa « fierté et sa volonté à persévérer dans le travail ». Ce sentiment est partagé par les autres champions de l’année 2019. Tous dédient leur distinction à l’ensemble du personnel.

« C’est très objectif. Tous sont méritants » commente Prof Oularé. En chef d’équipe, le Secrétaire Exécutif est revenu sur les valeurs éthiques et professionnelles qui doivent caractériser chaque employé de l’ANAQ. « Nous devons montrer l’exemple dans l’atteinte de l’excellence dont nous sommes promoteurs » ajoute le Professeur.

Un Gâteau, deux bougies et trois bouteilles de champagne non alcoolisé ont servi de bouquet final à cette conviviale première cérémonie de récompense interne à l’ANAQ.

En 2020, de grands défis attendent l’institution. Il s’agit notamment de finaliser le processus d’autoévaluation en cours pour 79 programmes ; faire intervenir les évaluateurs externes et rendre public l’avis du Conseil Scientifique sur l’accréditation ou pas de chaque programme soumis. Ensuite la deuxième campagne « à grande échelle » de l’évaluation  des programmes sera lancée. Entre deux saisons, des séances de sensibilisations sont prévues. Aussi, l’ANAQ va poursuivre sa quête de matériels logistiques « pour plus de résultats » promet le Secrétaire Exécutif.

ParService Communication

EVALUATION DES PROGRAMMES : l’ANAQ lance le processus

EVALUATION DES PROGRAMMES : l’ANAQ lance le processus

L’accréditation des programmes est devenue une exige pour les universités, instituts et écoles techniques de Guinée. Avec la création de l’ANAQ, tous les programmes d’enseignement, de formation et de recherche seront passés au crible. Plus de 800 programmes sont visés. Depuis le 4 décembre 2019, les autoévaluations ont commencé pour la première cohorte de candidats.

50 programmes étaient attendus, mais 61 ont répondu à l’appel. L’Autorité Nationale d’Assurance qualité dans l’enseignement, la formation et la Recherche (ANAQ) peut bien se frotter les mains. Son premier appel national à évaluation des programmes pour accréditation est couronné de succès. Le système éducatif guinéen rentre ainsi de plein pieds dans la culture qualité. Le 4 décembre 2019, le secrétaire exécutif  de l’ANAQ Prof  Kabiné Oularé était heureux de rencontrer les représentants des établissements candidats á l’accréditation de leurs programmes. Les échanges ont lieu sous une tente placée sur du garnit concassé dans l’enceinte du siège de l’ANAQ. Un cadre de communication conviviale et détendu á une période de chaleur étouffante à Conakry.

L’entretien se fait en deux temps. Un discours d’entrée du maitre de séance et les questions des invités sur les procédures qui mènent aux résultats finals de l’évaluation.

Résultats de l’appel à candidature

« Nous avons lancé notre appel à manifestation d’intérêt partout  et sur tous les supports possibles depuis le 1er octobre » introduit le secrétaire exécutif de l’ANAQ.  Les candidatures reçues en majorité sous format électronique révèlent « la participation de dix (10) institutions privées pour 39 programmes reçus, et de six (6) établissements publics avec 22 programmes» ajoute Prof Oularé. Sur les conditions de réceptions et de traitement des candidatures, il souligne que deux candidatures ont été renvoyées pour « défaut de document d’autorisation et de preuve de sortie d’une promotion ». Pour sa première campagne d’accréditions, L’ANAQ retient 61 programmes à évaluer.

Dans l’ensemble les programmes soumis sont de niveau licence à l’exception de deux BTS.

L’Université privée Koffi Anan de Guinée (UKAG) est l’établissement qui a le plus présenté de programmes : 10 au total. Le représentent de cette université en banlieue de la capitale relèvera que l’UKAG s’est inscrite dans la culture qualité bien avant la création de l’ANAQ en 2017. « L’école se lance le pari de faire accréditer tous ses programmes enseignés dans trois ans». L’Université s’est faite remarquer  en participant déjà à l’évaluation pilote de l’ANAQ en 2019. l’UKAG avait eu deux programmes sur les cinq accrédités par l’ANAQ.    

Les autoévaluations

Dans le processus d’évaluation, la première étape qui suit la réception des dossiers est l’autoévaluation. Elle est menée à l’interne par les établissements selon les référentiels de l’ANAQ. L’autoévaluation s’étend sur quatre mois. Elle aboutit à  la présentation d’un rapport pour chaque programme engagé. La date limite de la réception des rapports est fixée au 4 mars 2020. La rencontre entre l’ANAQ et les représentants des seize (16) établissement qui ont présenté des programmes à accréditer marque le coup d’envoi de l’autoévaluation 2019-2020.  Pour franchir avec succès la phase d’autoévaluation, Le Secrétaire Exécutif de l’ANAQ conseil aux établissements de réunir certains conditions essentielles.

Il y a la « mise en place d’un comité ad hoc de pilotage pour chaque programme et la création dans chaque établissement de Cellule Interne d’Assurance Qualité ». Ces deux organes placés sous la supervision du recteur ou du fondateur assurent le pilotage et la coordination de la démarche qualité au sein des institutions. Le premier organe dure le temps de l’autoévaluation, mais le second est permanent.

Dans ses explications méthodiques,  Prof Oularé a soutenu que l’autoévaluation se fait avec les acteurs du programme. « Son objectif est d’identifier les imperfections du programme afin de les améliorer». L’autoévaluation se fait sur la base de l’analyse des points forts et points faibles de l’établissement,  les opportunités et les menaces qui se profilent.

Les 16 et 21 décembre 2019, l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité de Guinée a organisé dans ses locaux des modules de formation pratique pour  outiller les établissements candidats à bien conduire le processus d’autoévaluation.

« Les évaluations coûtent très Cher »

Pour chaque programme à évaluer, l’établissement candidat doit verser la somme de  15 millions de francs guinéens à la caisse de l’ANAQ. Selon le manuel de procédure de l’organisme d’évaluation de la qualité de l’enseignement et de la formation, il s’agit d’un partage de charge financière entre l’État et les écoles. En réponse aux nombreuses questions soulevées par ses hôtes du jour, Prof Oularé n’est pas passé par le dos de la cuillère. Il a coupé court : « les évaluations coûtent très cher ». L’ANAQ ne peut donc pas supporter seule les charges. La Guinée compte environ 800 programmes d’enseignement supérieur et de formation technique. Le défi est de les évaluer tous au mieux dans trois ans, au plus dans cinq ans. Après l’étape de l’autoévaluation, « nous mobiliserons un minimum de trois experts recrutés sur le plan national ou international. Ce sont eux qui procèdent à l’évaluation externe des programmes selon leur compétence. Aucun expert n’est rémunéré en dessous de 1000 euros soit 10 millions de francs guinéens » explique le patron de l’ANAQ. Et comme pour lancer un défi aux six universités publiques qui participent à la campagne, il ajoute : « toutes les universités privées se sont acquittées de cette obligation financière et par programme» à ce jour.

Tout est clairement dit pour permettre à chaque acteur d’avancer dans le processus d’assurance qualité en Guinée.

ParService Communication

ASSURANCE QUALITE : les vices recteurs et directeurs adjoints sensibilisés

ASSURANCE QUALITE : les vices recteurs et directeurs adjoints sensibilisés

La spirale assurance qualité touche davantage les universités et les centres de formation professionnelle de la Guinée. Du 09 au 12 septembre 2019, cinquante vice-recteurs, directeurs généraux adjoints et personnel de l’ANAQ ont enrichi leur connaissance en assurance qualité ainsi qu’à ses enjeux pour le pays et le continent.

L’atelier d’échanges d’expériences de Conakry est qualifié ‘’de haut niveau’’ par le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Cette session de formation est organisée par l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ) en collaboration avec l’Association des Universités Africaines (AUA). C’est la première intervention de l’AUA en Guinée après 52 ans d’existence.

Face aux responsables académiques de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle du pays, l’institution africaine a orienté la réflexion sur les grands axes du projet de formation étudiant de l’Union Africaine : ‘’Tuning Africa’’. Ainsi, des questions sur le model d’étudiant africain à former, les curculats, les programmes et les palettes de compétences en rapport avec les besoins locaux de développement ont suscité un réel intérêt.

Pour répondre aux enjeux actuels, la nécessité d’améliorer la gouvernance universitaire est soutenue par tous les participants.

En Guinée, un cycle d’évaluation pour l’habilitation des institutions et l’accréditation des programmes commence. A partir des référentiels partagés, l’ANAQ insuffle la culture d’excellence avec une approche intégrée.  Après l’engagement des recteurs et directeurs généraux lors d’un premier atelier organisé en juillet dernier, les vices recteurs et DGA sont associés au processus d’assurance qualité et sont outillés en technique d’installation et d’opérationnalisation des cellules internes d’assurance qualité dans leurs établissements respectifs. “Vous êtes la main armée du recteur pour mettre en pratique ses politiques’’ explique aux participants Prof Kabiné Oularé, secrétaire exécutif de l’ANAQ.

S’inscrivant dans la modernité, Pr Oularé compte dématérialiser le processus d’évaluation des programmes et des institutions avec la mise en place d’une plateforme. Dès le 1er octobre 2019, l’évaluation de 50 programmes est annoncée.

Le pays compte près de 800 programmes. Ils seront évalués dans les trois à cinq prochaines années. Les institutions d’enseignement supérieur et centres de formation technique sont encouragés et préparés à participer au relèvement de ce défi national qui consiste à promouvoir la culture d’excellence dans les établissements. C’est le principal objectif de l’organisation des deux ateliers de formation et de sensibilisation en assurance qualité des décideurs académiques avant la rentrée.

ParService Communication

Mali: l’ANAQ soutien l’AMAQ – SUP

La culture qualité se développe en Afrique de l’Ouest francophone. Après le Sénégal, la Guinée, le Niger, le Mali s’est résolument engagé dans le processus au niveau de l’Enseignement supérieur. Ce pays voisin organise depuis le 18 décembre 2019, une conférence de sensibilisation sur l’assurance qualité. La rencontre a lieu au campus universitaire de Kabala non loin de Bamako. Le Secrétaire Exécutif de l’ANAQ fait partie des invités prestiges à ce rendez – vous de deux jours. Dans un message électronique envoyé depuis Kabala, Pr Kabiné Oularé qualifie la conférence de « très belle sortie scientifique ». L’expérience guinéenne est brillamment partagée auprès des universitaires maliens.   

La mise en place de l’Agence Malienne d’Assurance Qualité de l’enseignement supérieur (AMAQ – SUP), conforte la tendance prise par les États de la sous-région de promouvoir l’excellence dans les cursus de formation. Pour y arriver, l’évaluations des établissements et des programmes par des structures autonomes reste un passage obligé.

ParService Communication

Assurance qualité : La sensibilisation continue

Assurance qualité : La sensibilisation continue

Le processus de renforcement de capacité des cadres des établissements d’enseignement supérieur et de formation professionnelle se poursuit. Lundi 25 novembre 2019, le troisième atelier de démultiplication en assurance qualité a été lancé. Le siège de l’ANAQ dans la commune Ratoma à Conakry sert de cadre à cette rencontre. Une trentaine de participants venus des institutions de l’intérieur du pays et de la capitale suivent cette formation. Elle est animée par Pr Kabiné Oularé de Guinée et Mme Oulimata Sarr du Sénégal. 

L’enjeu principal de cet atelier de trois (3) jours est la sensibilisation des responsables académiques sur le processus d’assurance académique. Établir une cartographie des processus de transformation anime les réflexions.  Selon les experts, il est impérieux que les établissements s’améliorent en respectant le cycle de planification, du faire, du contrôle et de l’action connu sous le nom de ‘’la roue de Deming’’. Pour une amélioration continue de la qualité de la formation, « la mise en place des normes est essentielle » souligne le secrétaire Exécutif de  l’ANAQ Prof Kabiné Oularé. Les établissements sont encouragés à promouvoir un système de management de qualité impliquant la rétroaction.

ParService Communication

ASSURANCE QUALITE : les vices recteurs et directeurs adjoints sensibilisés

ASSURANCE QUALITE : les vices recteurs et directeurs adjoints sensibilisés

La spirale assurance qualité touche davantage les universités et les centres de formation professionnelle de la Guinée. Du 09 au 12 septembre 2019, cinquante vice-recteurs, directeurs généraux adjoints et personnel de l’ANAQ ont enrichi leur connaissance en assurance qualité ainsi qu’à ses enjeux pour le pays et le continent.

L’atelier d’échanges d’expériences de Conakry est qualifié ‘’de haut niveau’’ par le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Cette session de formation est organisée par l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ) en collaboration avec l’Association des Universités Africaines (AUA). C’est la première intervention de l’AUA en Guinée après 52 ans d’existence.

Face aux responsables académiques de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle du pays, l’institution africaine a orienté la réflexion sur les grands axes du projet de formation étudiant de l’Union Africaine : ‘’Tuning Africa’’. Ainsi, des questions sur le model d’étudiant africain à former, les curculats, les programmes et les palettes de compétences en rapport avec les besoins locaux de développement ont suscité un réel intérêt.

Pour répondre aux enjeux actuels, la nécessité d’améliorer la gouvernance universitaire est soutenue par tous les participants.

En Guinée, un cycle d’évaluation pour l’habilitation des institutions et l’accréditation des programmes commence. A partir des référentiels partagés, l’ANAQ insuffle la culture d’excellence avec une approche intégrée.  Après l’engagement des recteurs et directeurs généraux lors d’un premier atelier organisé en juillet dernier, les vices recteurs et DGA sont associés au processus d’assurance qualité et sont outillés en technique d’installation et d’opérationnalisation des cellules internes d’assurance qualité dans leurs établissements respectifs. “Vous êtes la main armée du recteur pour mettre en pratique ses politiques’’ explique aux participants Prof Kabiné Oularé, secrétaire exécutif de l’ANAQ.

S’inscrivant dans la modernité, Pr Oularé compte dématérialiser le processus d’évaluation des programmes et des institutions avec la mise en place d’une plateforme. Dès le 1er octobre 2019, l’évaluation de 50 programmes est annoncée.

Le pays compte près de 800 programmes. Ils seront évalués dans les trois à cinq prochaines années. Les institutions d’enseignement supérieur et centres de formation technique sont encouragés et préparés à participer au relèvement de ce défi national qui consiste à promouvoir la culture d’excellence dans les établissements. C’est le principal objectif de l’organisation des deux ateliers de formation et de sensibilisation en assurance qualité des décideurs académiques avant la rentrée.

ParService Communication

Enquête sur les pratiques et besoins en assurance qualité externe auprès des établissements membres de l’AUF

L’AUF et le Réseau francophone des agences qualité pour l’enseignement supérieur (FrAQ-Sup) ont lancé en avril 2019 une enquête sur les pratiques et besoins en assurance qualité externe auprès des établissements d’enseignement supérieur et de recherche membres de l’AUF dans le monde. Les résultats de cette enquête sont disponibles. Ils permettront de nourrir les actions que mènent l’AUF et ses partenaires pour améliorer la gouvernance universitaire dans l’espace francophone.

L’AUF est engagée depuis plusieurs années auprès de ses établissements membres pour améliorer et moderniser les pratiques de gouvernance au sein des établissements universitaires notamment par la mise en œuvre de la démarche qualité.

En 2017, elle a organisé un colloque international sur le thème de la qualité qui a rassemblé des nombreux acteurs de la francophonie universitaire dans ce domaine. En 2018, pour renforcer la synergie des actions menées dans ce domaine, elle a lancé, en partenariat avec différents partenaires, une nouvelle initiative consacrée à la gouvernance universitaire : l’Initiative pour la Gouvernance dans le Nouvel Espace Universitaire Francophone (IGNEUF). Dans le cadre de cette Initiative et afin de répondre concrètement aux besoins de ses établissements membres en matière de qualité, l’AUF et le Réseau francophone des agences qualité pour l’enseignement supérieur (FrAQ-Sup) ont lancé en avril 2019 une enquête destinée aux 909 membres.

Une première analyse des résultats, synthétisée dans le diaporama disponible ci-dessous , permet de présenter les principaux constats et tendances.

Il est important de noter que les résultats portent sur un échantillon d’établissements qui, s’il est vaste et divers d’établissements, ne peut toutefois être considéré comme pleinement représentatif des membres de l’AUF.

Pour accéder au diaporama, cliquez-ici.

Tous les établissements ayant répondu à l’enquête qui ont exprimé le désir de recevoir toute étude en découlant, recevront ce diaporama ainsi qu’un document de présentation globale et régionale des résultats.

Pour toute question au sujet de cette enquête : enquete.aqe@auf.org.

ParService Communication

« L’assurance qualité n’est pas une ponctualité. Elle se fait dans la continuité » Prof Pape Gueye du Sénégal

« L’assurance qualité n’est pas une ponctualité. Elle se fait dans la continuité » Prof Pape Gueye du Sénégal 

Du 29 au 31 juillet 2019, Conakry a été la capitale africaine de l’assurance qualité de l’espace francophone. Le premier atelier de sensibilisation des responsables académiques organisé par l’ANAQ Guinée a mobilisé l’expertise internationale. De grand noms de l’assurance qualité dans l’enseignement, la formation et la recherche du CAMES, et de certains pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre étaient présents. Dans un entretien exclusif, le Prof Pape Gueye secrétaire exécutif et fondateur de l’autorité nationale d’assurance qualité du Sénégal nous livre son expérience et partage ses espoirs pour le développement de la culture de l’excellence dans le système éducatif africain.

.

 ANAQ

Quel est votre parcours dans le processus de l’assurance qualité ?

Pape Gueye

Je dois dire que j’ai suivi mes premiers cours en 2005 comme auditeur avec une canadienne venant de Laval. Elle nous a donné les premiers rudiments de l’assurance qualité au niveau de l’enseignement supérieur. J’ai ensuite suivi le cours de l’institut international de planification et de l’éducation. Ce fut une innovation pour organiser nos manières de faire   dans l’enseignement supérieur. Professeur à l’université Cheick Anta Diop de Dakar, je suis devenu conseiller technique au Ministère de l’enseignement supérieur de l’éducation et j’ai continué à suivre des formations et à faire des restitutions jusqu’à ce que je sois capable de mettre en place la première agence francophone d’Afrique.

J’ai eu à accompagner beaucoup d’autres pays dont la Guinée par sélection d’un projet de la Banque mondiale. J’accompagne également le Mali, le Niger etc. Je viens de terminer mon deuxième et derniers mandat à la tète de l’ANAQ-Sup Sénégal.

ANAQ

Professeur, la démarche assurance qualité est porteuse d’espoirs. De nombreux changements qualitatifs sont attendus. Est- ce que les espérances suscitées peuvent être combler au vu des réalités de nos pays ?

Pape Gueye

Oui oui, si nous avons adopté la démarche assurance qualité, c’est par ce qu’elle a montré ses bénéfices ailleurs et elle continue de montrer ses bénéfices. Seulement, l’assurance qualité qui va impacter en termes de finalité l’amélioration des pratiques au niveau de l’enseignement, des méthodes de l’organisation, de la gouvernance des institutions, peaufiner la qualité des diplômes doit in fine se faire dans la durée.

Ici à Conakry, nous avons beaucoup parlé de la nécessité du changement et de son l’impact. L’assurance qualité consiste avant tout de savoir que les vieilles pratiques ne peuvent pas nous donner des résultats que nous espérons.

Nous constatons que le niveau du système est entrain de baisser. Que faire ?

En répondant à cette question, intervient la démarche qualité en terme de nouvelles pratiques, de nouveaux procédés et de nouvelles attitudes.  J’ai présenté par exemple les effets positifs de l’assurance qualité au Sénégal.  Que ce soit en termes de gouvernance, ou de système d’information des étudiants et de niveau d’engagement des gouvernants ou encore de système d’enseignement (LMD), par rapport à la professionnalisation, etc. Tout cela permet de constater déjà qu’au Sénégal, depuis 6 ans il y a des effets positifs. Mais ces effets positifs n’impacteront véritablement que dans la durée. Ce n’est pas maintenant. Pour les résultats, on sent concrètement que nous sommes devenus efficaces, transparents, compris et compréhensibles. C’est-à-dire l’adhésion est renforcée, accélérée. Parce que les gens constatent que ce sont les meilleures pratiques qui sont là.

ANAQ

Le miracle sénégalais est il possible en Guinée ?

Pape Gueye 

Ce n’est pas un miracle. La Guinée vient de découvrir le système. Elle l’a installé, elle a fait un grand pas. Il y a des pays qui ont commencé avant la Guinée qui n’ont pas leurs agences fonctionnelles. Or l’ANAQ Guinée est fonctionnelle. La preuve est l’organisation de cet l’atelier de trois jours. L’ANAQ a réuni des experts venus de l’Europe et d’Afrique, cela est un indicateur de la réussite. Une réussite également pour toute la communauté universitaire guinéenne et de l’enseignement technique. Mais l’ANAQ a une mission qui est complexe, c’est d’amener cette communauté à adhérer au processus du changement. A comprendre qu’il y a la nécessité à changer, il y a la nécessite d’améliorer ce que nous faisons. Le processus de l’assurance qualité est l’amélioration continue.

ANAQ

Professeur, quand on arrive à ce niveau, qu’est-ce qu’il faut éviter pour ne pas que la tendance baisse ?

Pape Gueye 

Deming a théorisé cela a travers une roue : faire, pratiquer, améliorer, évaluer etc. Cette image dit bien qu’il faut que le niveau de qualité soit calé. Ce n’est possible que quand on comprend que l’activité doit être continue. Ce n’est pas quelque chose de temporel, de ponctuel. L’assurance qualité n’est pas une ponctualité. Elle se fait dans la continuité, dans la durée. Il faut l’installer dans les pratiques de tous les jours. Dans les attitudes institutionnelles, elle doit être une culture, à la fois institutionnelle et académique.

ANAQ

A titre personnel, quels sont vos prochains défis professeur ?

Pape Gueye 

Le défi fondamental, est de continuer la mise en place des autorités nationales d’assurance qualité dans nos pays. La synergie crée permettra de partager les bonnes pratiques et d’aller vers un système où l’amélioration est perceptible et acceptée.

Par exemple au Sénégal aujourd’hui, le parent, l‘étudiant, regarde les diplômes d’abord avant de s’inscrire et se pose des questions : est-ce après la formation je pourrai trouver du travail ? Est-ce que le diplôme est accrédité ? Est ce que l’établissement est habilité ? Est-ce que l’ANAQ-SUP l’a évalué ?

C’est une nouvelle culture qui est entrain d’émerger au Sénégal parce que les parents ont senti que le bénéfice du diplôme ne peut pas se réaliser si les conditions de l’assurance qualité ne sont pas réunies.

ANAQ

Professeur merci pour cette interview !

Pape Gueye 

C’est moi qui vous remercie.

ParService Communication

Assurance Qualité

La sensibilisation des responsables académiques est engagée

L’ambiance est studieuse dans la salle des fêtes de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Du 29 au 31 juillet 2019, l’atelier de sensibilisation des plus hautes autorités des institutions d’enseignement supérieur, des centres de recherche et des établissements d’enseignement technique et de la formation professionnelle a lieu. Recteurs, fondateurs, directeurs généraux et leurs adjoints sont à l’école de l’assurance qualité. « L’objectif recherché est d’obtenir leur adhésion à la démarche qualité à travers la création des Cellules Internes d’Assurance Qualité au sein de leurs entités respectives » précise le secrétaire exécutif de l’ANAQ Prof Kabiné Oularé dès l’entame des travaux.

Pendant trois jours, des experts formateurs internationaux venus de la France, du Sénégal, du Cameroun, du Mali et de la Guinée ont développé des thèmes en : assurance qualité dans l’espace CAMES ; projet d’appui à l’auto-évaluation ; assurance qualité dans l’éducation et la recherche ;
création, missions, organisation et fonctionnement de l’ANAQ.

Le partage des expériences particulières en management de qualité et gestion du changement dans les établissements a enrichi et orienté les travaux de réflexion. Les participants ont cerné les étapes de la mise en place d’une Cellule Interne d’Assurance Qualité avant de manifester leur intérêt á les créer sous l’accompagnement de l’autorité nationale d’assurance qualité. 


Plusieurs ressources documentaires sont déjà mises à la disposition des responsables académiques en appui à la dynamique d’instaurer la culture de l’excellence dans les établissements.

Cette première activité de formation et de sensibilisation des recteurs et vice recteurs, fondateurs, directeurs généraux et leurs adjoints menée par l’ANAQ va s’ouvrir progressivement a toutes les institutions d’enseignement supérieures et de recherche ainsi qu’aux établissements de formation professionnelle. 

Pour ce coup d’envoi qui a regroupé près de 200 participants, l’ANAQ, est accompagnée par le Projet BoCEJ et l’AUF à travers l’Institut Francophone de la Gouvernance Universitaire (IFGU). Les autorités de tutelles ont réitéré leur total soutien à la démarche qualité lors des cérémonies d’ouverture et de clôture de l’atelier.

ParService Communication

Un immense succès pour l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ)

Le vendredi 12 juillet, 2h après la grande prière musulmane, le hall d’entrée du siège temporaire de l’ANAQ est animé. Pour la première fois, la cérémonie de remise des attestations d’accréditation de programmes a lieu. L’ambiance est conviviale. Les visuels imprimés de l’organisme d’évaluation dominent l’environnement. « L’organisation est belle dans la simplicité » apprécient la soixantaine d’invités, tous décontractés.  En présence du Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Secrétaire Exécutif de l’ANAQ rappelle que les programmes (11) sont évalués suivant les référentiels et le manuel des procédures d’assurance qualité. Au terme d’un processus de sept mois, cinq programmes sont accrédités. « Autrement dit cinq programmes qui répondent à un minimum de qualité que l’on peut revendiquer au plan régional et international » explique Prof Kabiné Oularé. La validité d’une accréditation est de cinq ans.

Révélant les enseignements de cette évaluation pilote, Prof Oularé indique cependant : « tous les programmes qui ont été évalués et pour lesquels nous avons eu l’accréditation, ont souffert d’un certain nombre de standards qu’ils n’ont pas remplis relatifs aux mesures d’assurance qualité, à la mobilité des personnels d’enseignement et de recherche, à l’encadrement adéquat des étudiants, à l’encouragement à la mobilité des étudiants ». 

Mais confiant en la dynamique déclenchée, le Prof Oularé précise « avec des améliorations continues que ces programmes peuvent subir, nos universités et centres de formations peuvent sortir des diplômés qui trouveront un emploi ». 

Pour les universités dont les programmes sont accrédités, recevoir le précieux sésame de l’ANAQ est avant tout un soulagement et un motif d’encouragement et de persévérance. « Notre travail a été reconnu. Aujourd’hui, nous avons reçu deux attestations pour l’accréditation de deux de nos programmes. C’est une grande satisfaction pour nous. », se réjouit la fondatrice de l’Université Mercure International, Mariame Diallo. Même sentiment du côté de l’Université Nongo Conakry. Selon son fondateur, « se faire évaluer par une instance indépendante comme l’ANAQ et avoir un tel résultat est le fruit des réformes. » 

La culture de l’excellence est désormais mise en scelle dans ces établissements d’enseignement supérieur. Les Universités Nongo Conakry et Kofi Annan se sont déjà dotées d’une cellule interne d’assurance qualité. Ibrahima Moriya Conté, vice-recteur de Kofi Annan ne cache pas ses ambitions : « notre objectif est qu’en 2022, l’université Kofi Annan de Guinée, comme institution, soit accréditée au plan national et au plan sous régional, mais pour que cette accréditation soit valable, il faudrait d’abord que les programmes à l’interne soient tous accrédités et de manière officielle ». 

L’Autorité Nationale d’Assurance Qualité a l’immense défi de balancer rapidement le système éducatif guinéen dans le respect des normes de qualité. En cela, elle bénéficie de l’appui institutionnel. Face aux journalistes, le Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur Binko Mady Touré a d’ailleurs prévenu : « l’évaluation est obligatoire pour toutes les institutions ». En 2020, l’ANAQ projette d’évaluer 50 programmes au minimum. 

Show Buttons
Hide Buttons