EVALUATION DES PROGRAMMES : l’ANAQ lance le processus

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EVALUATION DES PROGRAMMES : l’ANAQ lance le processus

EVALUATION DES PROGRAMMES : l’ANAQ lance le processus

L’accréditation des programmes est devenue une exige pour les universités, instituts et écoles techniques de Guinée. Avec la création de l’ANAQ, tous les programmes d’enseignement, de formation et de recherche seront passés au crible. Plus de 800 programmes sont visés. Depuis le 4 décembre 2019, les autoévaluations ont commencé pour la première cohorte de candidats.

50 programmes étaient attendus, mais 61 ont répondu à l’appel. L’Autorité Nationale d’Assurance qualité dans l’enseignement, la formation et la Recherche (ANAQ) peut bien se frotter les mains. Son premier appel national à évaluation des programmes pour accréditation est couronné de succès. Le système éducatif guinéen rentre ainsi de plein pieds dans la culture qualité. Le 4 décembre 2019, le secrétaire exécutif  de l’ANAQ Prof  Kabiné Oularé était heureux de rencontrer les représentants des établissements candidats á l’accréditation de leurs programmes. Les échanges ont lieu sous une tente placée sur du garnit concassé dans l’enceinte du siège de l’ANAQ. Un cadre de communication conviviale et détendu á une période de chaleur étouffante à Conakry.

L’entretien se fait en deux temps. Un discours d’entrée du maitre de séance et les questions des invités sur les procédures qui mènent aux résultats finals de l’évaluation.

Résultats de l’appel à candidature

« Nous avons lancé notre appel à manifestation d’intérêt partout  et sur tous les supports possibles depuis le 1er octobre » introduit le secrétaire exécutif de l’ANAQ.  Les candidatures reçues en majorité sous format électronique révèlent « la participation de dix (10) institutions privées pour 39 programmes reçus, et de six (6) établissements publics avec 22 programmes» ajoute Prof Oularé. Sur les conditions de réceptions et de traitement des candidatures, il souligne que deux candidatures ont été renvoyées pour « défaut de document d’autorisation et de preuve de sortie d’une promotion ». Pour sa première campagne d’accréditions, L’ANAQ retient 61 programmes à évaluer.

Dans l’ensemble les programmes soumis sont de niveau licence à l’exception de deux BTS.

L’Université privée Koffi Anan de Guinée (UKAG) est l’établissement qui a le plus présenté de programmes : 10 au total. Le représentent de cette université en banlieue de la capitale relèvera que l’UKAG s’est inscrite dans la culture qualité bien avant la création de l’ANAQ en 2017. « L’école se lance le pari de faire accréditer tous ses programmes enseignés dans trois ans». L’Université s’est faite remarquer  en participant déjà à l’évaluation pilote de l’ANAQ en 2019. l’UKAG avait eu deux programmes sur les cinq accrédités par l’ANAQ.    

Les autoévaluations

Dans le processus d’évaluation, la première étape qui suit la réception des dossiers est l’autoévaluation. Elle est menée à l’interne par les établissements selon les référentiels de l’ANAQ. L’autoévaluation s’étend sur quatre mois. Elle aboutit à  la présentation d’un rapport pour chaque programme engagé. La date limite de la réception des rapports est fixée au 4 mars 2020. La rencontre entre l’ANAQ et les représentants des seize (16) établissement qui ont présenté des programmes à accréditer marque le coup d’envoi de l’autoévaluation 2019-2020.  Pour franchir avec succès la phase d’autoévaluation, Le Secrétaire Exécutif de l’ANAQ conseil aux établissements de réunir certains conditions essentielles.

Il y a la « mise en place d’un comité ad hoc de pilotage pour chaque programme et la création dans chaque établissement de Cellule Interne d’Assurance Qualité ». Ces deux organes placés sous la supervision du recteur ou du fondateur assurent le pilotage et la coordination de la démarche qualité au sein des institutions. Le premier organe dure le temps de l’autoévaluation, mais le second est permanent.

Dans ses explications méthodiques,  Prof Oularé a soutenu que l’autoévaluation se fait avec les acteurs du programme. « Son objectif est d’identifier les imperfections du programme afin de les améliorer». L’autoévaluation se fait sur la base de l’analyse des points forts et points faibles de l’établissement,  les opportunités et les menaces qui se profilent.

Les 16 et 21 décembre 2019, l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité de Guinée a organisé dans ses locaux des modules de formation pratique pour  outiller les établissements candidats à bien conduire le processus d’autoévaluation.

« Les évaluations coûtent très Cher »

Pour chaque programme à évaluer, l’établissement candidat doit verser la somme de  15 millions de francs guinéens à la caisse de l’ANAQ. Selon le manuel de procédure de l’organisme d’évaluation de la qualité de l’enseignement et de la formation, il s’agit d’un partage de charge financière entre l’État et les écoles. En réponse aux nombreuses questions soulevées par ses hôtes du jour, Prof Oularé n’est pas passé par le dos de la cuillère. Il a coupé court : « les évaluations coûtent très cher ». L’ANAQ ne peut donc pas supporter seule les charges. La Guinée compte environ 800 programmes d’enseignement supérieur et de formation technique. Le défi est de les évaluer tous au mieux dans trois ans, au plus dans cinq ans. Après l’étape de l’autoévaluation, « nous mobiliserons un minimum de trois experts recrutés sur le plan national ou international. Ce sont eux qui procèdent à l’évaluation externe des programmes selon leur compétence. Aucun expert n’est rémunéré en dessous de 1000 euros soit 10 millions de francs guinéens » explique le patron de l’ANAQ. Et comme pour lancer un défi aux six universités publiques qui participent à la campagne, il ajoute : « toutes les universités privées se sont acquittées de cette obligation financière et par programme» à ce jour.

Tout est clairement dit pour permettre à chaque acteur d’avancer dans le processus d’assurance qualité en Guinée.

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