Un immense succès pour l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ)

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Un immense succès pour l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ)

Le vendredi 12 juillet, 2h après la grande prière musulmane, le hall d’entrée du siège temporaire de l’ANAQ est animé. Pour la première fois, la cérémonie de remise des attestations d’accréditation de programmes a lieu. L’ambiance est conviviale. Les visuels imprimés de l’organisme d’évaluation dominent l’environnement. « L’organisation est belle dans la simplicité » apprécient la soixantaine d’invités, tous décontractés.  En présence du Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Secrétaire Exécutif de l’ANAQ rappelle que les programmes (11) sont évalués suivant les référentiels et le manuel des procédures d’assurance qualité. Au terme d’un processus de sept mois, cinq programmes sont accrédités. « Autrement dit cinq programmes qui répondent à un minimum de qualité que l’on peut revendiquer au plan régional et international » explique Prof Kabiné Oularé. La validité d’une accréditation est de cinq ans.

Révélant les enseignements de cette évaluation pilote, Prof Oularé indique cependant : « tous les programmes qui ont été évalués et pour lesquels nous avons eu l’accréditation, ont souffert d’un certain nombre de standards qu’ils n’ont pas remplis relatifs aux mesures d’assurance qualité, à la mobilité des personnels d’enseignement et de recherche, à l’encadrement adéquat des étudiants, à l’encouragement à la mobilité des étudiants ». 

Mais confiant en la dynamique déclenchée, le Prof Oularé précise « avec des améliorations continues que ces programmes peuvent subir, nos universités et centres de formations peuvent sortir des diplômés qui trouveront un emploi ». 

Pour les universités dont les programmes sont accrédités, recevoir le précieux sésame de l’ANAQ est avant tout un soulagement et un motif d’encouragement et de persévérance. « Notre travail a été reconnu. Aujourd’hui, nous avons reçu deux attestations pour l’accréditation de deux de nos programmes. C’est une grande satisfaction pour nous. », se réjouit la fondatrice de l’Université Mercure International, Mariame Diallo. Même sentiment du côté de l’Université Nongo Conakry. Selon son fondateur, « se faire évaluer par une instance indépendante comme l’ANAQ et avoir un tel résultat est le fruit des réformes. » 

La culture de l’excellence est désormais mise en scelle dans ces établissements d’enseignement supérieur. Les Universités Nongo Conakry et Kofi Annan se sont déjà dotées d’une cellule interne d’assurance qualité. Ibrahima Moriya Conté, vice-recteur de Kofi Annan ne cache pas ses ambitions : « notre objectif est qu’en 2022, l’université Kofi Annan de Guinée, comme institution, soit accréditée au plan national et au plan sous régional, mais pour que cette accréditation soit valable, il faudrait d’abord que les programmes à l’interne soient tous accrédités et de manière officielle ». 

L’Autorité Nationale d’Assurance Qualité a l’immense défi de balancer rapidement le système éducatif guinéen dans le respect des normes de qualité. En cela, elle bénéficie de l’appui institutionnel. Face aux journalistes, le Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur Binko Mady Touré a d’ailleurs prévenu : « l’évaluation est obligatoire pour toutes les institutions ». En 2020, l’ANAQ projette d’évaluer 50 programmes au minimum. 

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